Réduisez vos émissions, anticipez les risques climatiques et intégrez l’économie circulaire.
Le secteur des transports et infrastructures concentre une part majeure des émissions françaises, avec plus de 30 % des GES nationaux. Les acteurs publics et privés doivent conjuguer plusieurs impératifs : réduction des émissions, adaptation aux aléas climatiques (canicules, inondations, submersions), économie circulaire des chantiers (béton, bitume, acier), sobriété énergétique et intégration du numérique bas-carbone (antennes, data centers).
Les acteurs du transport et des infrastructures doivent agir simultanément sur trois axes : réduction des émissions, adaptation des réseaux et ouvrages aux risques climatiques, et intégration des innovations bas-carbone dans la chaîne de valeur. Nous mobilisons des référentiels éprouvés (Bilan Carbone®, BEGES, GHG Protocol, ACT Pas-à-Pas, ACV, ISO 14083 transport) pour cadrer les données, orienter vos priorités et sécuriser vos trajectoires.
Vos questions, nos réponses
Le transport représente près de 30 % des émissions nationales de gaz à effet de serre, dont plus de la moitié liées aux voitures particulières et au fret routier. Le ferroviaire reste marginal en intensité carbone (≈ 1 % des émissions nationales), tandis que le maritime et l’aérien complètent une empreinte toujours croissante.
Un bilan carbone transport s’appuie sur le Bilan Carbone® et la norme ISO 14083, en couvrant :
- le scope 1 (émissions directes des flottes, engins, sites),
- le scope 2 (consommations d’énergie),
- le scope 3, souvent prépondérant : fabrication des véhicules, matériaux des infrastructures, mobilité des usagers et logistique fournisseurs.
La voiture électrique émet moins de CO₂e sur l’ensemble de son cycle de vie, mais son ACV batterie révèle des impacts amont (métaux critiques, énergie de production). La comparaison doit être faite en analyse complète, incluant la fabrication, l’usage et la fin de vie des véhicules.
Le train émet en moyenne 20 à 50 fois moins de CO₂e par passager-kilomètre que l’avion. Le fret ferroviaire reste également l’une des solutions les plus compétitives en intensité carbone comparée à la route et à l’aérien.
Le maritime peut réduire ses émissions via :
- l’électrification des quais (zéro émission à quai),
- l’usage de carburants alternatifs (GNL, hydrogène, SAF marins),
- la propulsion par voile et l’optimisation des routes,
- l’ACV des containers et navires pour mesurer les impacts sur tout le cycle.
Les ports sont particulièrement exposés à l’élévation du niveau de la mer et aux submersions. Les plans d’adaptation intègrent surélévation des quais, renforcement des digues, matériaux plus résistants, diversification énergétique et continuité logistique en cas d’aléa extrême.
L’ACV voirie distingue deux postes :
- l’usage de la route, qui constitue la part majeure de l’empreinte (trafic routier, carburants fossiles, usure des pneus et des revêtements),
- la construction et l’entretien, dont les émissions proviennent des matériaux (béton, bitume, acier).
Les leviers : développer les mobilités bas-carbone, électrifier les flottes, mais aussi utiliser des enrobés recyclés, du béton bas-carbone, et intégrer des dispositifs de désimperméabilisation et gestion des eaux pluviales.
Le scope 3 inclut les émissions amont (fabrication des véhicules, rails, navires, batteries, matériaux), la logistique fournisseurs, et les usages aval (mobilité des usagers, fin de vie des équipements). C’est la part la plus importante pour les opérateurs et gestionnaires d’infrastructures.
Dans une gare, l’empreinte carbone provient surtout de la consommation énergétique du bâtiment (chauffage, climatisation, éclairage) et de la mobilité des usagers. Les leviers sont la sobriété énergétique (CVC, LED, GTB), la végétalisation pour limiter l’effet d’îlot de chaleur, et la mise en place de plans de mobilité bas-carbone(intermodalité train, bus, vélo).
Dans un aéroport, la réalité est différente : l’essentiel de l’empreinte carbone est lié au trafic aérien lui-même (Scope 3), que l’aéroport rend possible et encourage. Les leviers portent donc moins sur les bâtiments que sur :
- la réduction et substitution des vols courts par le ferroviaire,
- le recours aux carburants alternatifs (SAF, hydrogène) pour l’aviation,
- la tarification incitative et les politiques publiques qui conditionnent l’activité.
En parallèle, les actions sur les terminaux (sobriété énergétique, électrification des accès, valorisation des déchets) contribuent à réduire les émissions directes, mais elles ne pèsent que marginalement face au trafic aérien.
Elle est portée par les antennes, la fibre et surtout les data centers. Les leviers incluent la sobriété numérique, l’optimisation du refroidissement, la récupération de chaleur, l’alimentation en énergie renouvelable et une meilleure efficacité réseau (5G, edge computing).
Par des diagnostics de vulnérabilité climat, puis la mise en œuvre de solutions : revêtements drainants, désimperméabilisation, noues pour l’évacuation des eaux pluviales, zones d’ombre et végétalisation pour limiter les effets d’îlot de chaleur, et plans de continuité face aux crues.
Les leviers financiers incluent les CEE pour l’efficacité énergétique, les dispositifs européens comme le Connecting Europe Facility (CEF Transport), les programmes portuaires et ferroviaires, ainsi que les partenariats industriels pour l’électrification et l’hydrogène.
Les principaux sont : tCO₂e par passager-kilomètre ou tonne-kilomètre, intensité carbone des réseaux, part modale bas-carbone, kWh consommés, part de matériaux recyclés dans la voirie, et indicateurs de résilience (jours canicule, interruptions réseau, submersions).
Une telle stratégie permet de réduire les coûts énergétiques, de sécuriser les investissements face aux risques climatiques, d’attirer financements et partenaires, et d’améliorer l’attractivité auprès des voyageurs et usagers.
Parce que nous accompagnons les opérateurs de transport, constructeurs automobiles, gestionnaires d’infrastructures, ports, gares et acteurs télécoms. Notre expertise couvre le bilan carbone transport et infrastructures, l’ACV voirie, batteries et navires, les diagnostics de vulnérabilité climat, et la construction de trajectoires bas-carbone réalistes et crédibles.
